SOCRATE : LE PREMIER COACH
Par CATHERINE BIDAN le mercredi 7 janvier 2009, 11:46 - Coaching en règle générale - Lien permanent
LA PAROLE AIDE L'INTERLOCUTEUR A REPONDRE A SES PROPRES QUESTIONS ET "A ACCOUCHER DE SA PROPRE REALITE"
Comme de nombreuses méthodes de communication et de management, le coaching est réinventé. Il est constamment actualisé afin de s'ajuster au mieux aux nouvelles contraites des managers et donc à leurs nouveaux besoins.
Pratiquant l'art de la maïeutique, l'accouchement des esprits, "Socrate" utilisait la dialectique, la "parole brève", pour aider son interlocuteur à répondre à ses propres questions et accoucher de sa propre réalité. L'art de Socrate consistait à faire ressortir la vérité profonde et l'unicité d'une personne.
La capacité du coach à "entrer en dialogue" avec son client prédomine souvent sur sa maîtrise des outils psychologiques. Le média principal du coaching est bien la parole.
La parole support du questionnement du coach, questions ouvertes cherchant un écho OU questions incisives pointant une contradiction et facilitant le discernement du client. La parole support de la prise de conscience du client quand il s'entend formuler à voix haute une "évidence" enfouie depuis des décennies et révélé par le jeu du dialogue.
Socrate ne nous fournit pas seulement une méthode pratique de coaching. Il propose des réponses sur le fond en ouvrant des perspectives spirituelles. Pour Socrate les questions de l'âme sont plus importantes que les questions matérielles.
Le coach intervient peu sur le fond des réponses du client, sous peine de risquer à chaque mot l'abus d'influence. Mais il serait dommage de n'utiliser le coaching que pour améliorer une situation matérielle sans "ouvrir la recherche sur les questions de l'Etre et de la quête de sens. Par ailleurs, le coach n'est pas qu'un technicien du coaching. La qualité d'un coach s'apprécie à l'aune de son épaisseur d'être, à l'intensité de sa présence à l'autre, au nombre de facettes de ses questions : pratiques, matérielles, psychologiques, sociales, éthiques et spirituelles. Comme un guide de haute montagne doit avoir déjà exploré les voies proposées à son client ou les difficultés rencontrées, il est préférable que le coach ait vécu personnellement les ouvertures qu'il propose à son client.
