pressmaster080600294.jpgJe retranscris ici un commentaire que j'ai posté dans Linkedin dans la communauté Executive Education HEC. Une question était posée à savoir que faire pour les dirigeants qui se sentent seuls parce qu'ils sont seuls à décider

Voici un début de réponse que j'ai mis en ligne : Créer des groupes d’évolutions mutuelles d’entreprises (GEM d’entreprise) ? GEM que j'ai expérimenté dans ma formation d'executive Coach à HEC :
L’essentiel de la démarche consiste à réfléchir avec d’autres personnes et à faire évoluer ses pratiques. Elle vise à ce que cette réflexion produise des évolutions concrètes et à faire en sorte que les modèles pratiqués deviennent plus efficaces. Dans un GEM, ne pas tout savoir est bienvenu : en effet, l’amélioration de n’importe quelle pratique nécessite de montrer en quoi on est bon et en quoi on est moins bon. Se montrer tel que l’on est indispensable pour explorer les niveaux moins techniques des compétences du savoir-être et du savoir faire. L’objectif de ces groupes est au service de la performance. Les + : Un lieu de dialogue encadré spécifique pour analyser ses pratiques et les faire évoluer au service de la performance de l’entreprise. Le fait d’avoir un lieu spécifique pour partager évite d’aller mettre en oeuvre des pratiques ou des situations inadaptées dans l’opérationnel, grâce à ce lieu d’expression et d’expérimentation ; ET Un lieu encadré par une déontologie et une charte de confidentialité permettant de pouvoir dire ce que l’on n’ira pas dire lors d’une soirée réseau, ou d’un séminaire.
Pour les dirigeants qui sont dans la solitude (être seul, ou être seul décisionnaire) il doit trouver un lieu de partage, d’échange, de co-construction sur un chemin de vérité, d’authenticité qui ouvre aux richesses. C’est une approche profonde pour développer sa performance.qui passe à travers lui. Ce cheminement est fait pour se réaliser professionnellement et accompagner la finalité de l’entreprise mais ce chemin passe par le dirigeant lui-même.
S’approprier qui l’on est vraiment et ce que l’on fait, permet de travailler la vision sur le système plus large dont on fait partie qui va permettre de sentir, ressentir, expérimenter un champ plus grand emmenant à incarner à l’extérieur ce que le dirigeant doit en premier lieu traverser à l’intérieur de lui. Ce chemin doit être accompagné et ne peut se faire seul. Je rejoins donc ce groupe de discussion à ce titre.
Cette fois il s’agit d’élargir sa vision à l’entreprise, aux équipes et même au monde pour y trouver cohérence et congruence entre ses valeurs et son identité profonde que le dirigeant aura appréhendé à l'intérieur de lui pour ensuite décider de ce qu’il va en faire à l’extérieur, cette fois en conscience. Le dirigeant est totalement intégré dans un système global dont il fait partie. En prendre conscience et se reconnecter à ce système depuis l’individu jusque l’entreprise, en passant par les clients, les fournisseurs, les actionnaires est une nécessité. Le but ici est donc d’être plus performant tout en tenant compte de la globalité du système.
« Je manage tel que je suis et non tel que j’ai appris ».